La cloche Guillemette retrouve son piédestal

cloche_piedestalElle est une part du patrimoine de Bressey-sur-Tille…et en quelque sorte la doyenne ! La quadricentenaire cloche Guillemette a retrouvé, dans la nouvelle mairie, une place digne de son importance et de son grand âge. Vous pouvez la découvrir dans le hall, sur son nouveau piédestal réalisé par les agents techniques de la commune.

Nous en profitons pour vous redonner quelques éléments d’histoire sur cette cloche Guillemette qui a traversé les temps bresseyliens et nous rappelle que Bressey eut un jour une église !

cloche_inscriptionsEn 1907 : Après la loi de séparation des églises et de l’Etat, Le Conseil refuse de payer le curé de Remilly, celui-ci n’assurant plus les offices à Bressey.

L’église, en mauvais état, devient dangereuse, les finances de la commune ne permettant pas de la réparer, le Conseil en demande la désaffection puis décide de la démolir et sollicite l’autorisation à la Préfecture de vendre les objets du culte, en particulier la cloche, par adjudication publique. Cette cloche appelée Guillemette Martine date de 1579 et est en parfait état.

Vive protestation des habitants qui ne sont pas d’accord pour la vente de Guillemette. Une pétition circule et recueille un grand nombre de signatures. Ceux-ci font remarquer que la cloche est indispensable dans une commune pour sonner l’Angélus, l’appel à l’incendie, le tocsin et que la Commune devra en racheter une si elle vend celle- ci.

cloche_dateLe Conseil retire la cloche de la vente et décide d’édifier un clocheton civil pour l’installer. Après beaucoup de discussions pour trouver un emplacement, le châtelain, Maire de l’époque, proposait de faire construire le clocheton en mitoyenneté avec le château. Sa proposition n’obtint pas la majorité et le clocheton où l’on déposa la cloche fut édifié à l’emplacement du monument aux morts actuel.

Il mesurait environ 7 m de hauteur sur 4 m au carré. Son ossature était en bois avec A l’intérieur un escalier pour accéder A la cloche. Des murs de briquettes de terre avaient été montés entre les poteaux. Son coût ; 1 100 F, était relativement peu élevé Une personne fut préposée aux sonneries civiles.

La cloche devait retentir, pas plus de 5 mn chaque jour, A 11 heures du ler Avril au 31 Octobre et à midi du ler Novembre au 31 Mars. Elle devait également sonner la veille du 14 Juillet, pour les incendies et le tocsin. Elle servit hélas particulièrement le 3 Août 1914 pour la déclaration de guerre, les anciens s’en rappellent.

Ce clocheton ne fut malheureusement pas entretenu. Les poteaux en sapin se détériorèrent et un jour il fut accroché par un véhicule qui ne laissa pas d’adresse…Il subit le même sort que l’église et fut démoli en 1947. La pauvre cloche redescendit de son piédestal et arriva à la Mairie.Elle est d’ailleurs classée monument historique.

 

Ce contenu a été publié dans Vie de la commune. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.